Trois gîtes de charme disposant chacun d’une terrasse, vue sur maquis, mer et l’île d’Elbe, situés à Poghju village de la commune de Luri (Cap Corse)


Promenade photos de la baie de Macinaggio à la plage de Tamarone

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En ce début du mois de Mars, après deux jours de tempête, une envie d’air marin et de senteurs de maquis pré-printanières nous guidait, sous les rayons du soleil, jusqu’au début de la Pointe orientale du Cap Corse pour une balade sans trop d’efforts et de courte durée dans un site classé Natura 2000 [1].

Plus ou moins une heure de marche pour parcourir cette boucle qui emprunte, depuis la plage de Macinaggio, le sentier des douaniers, lequel, avant la plage de Tamarone, rejoint une piste que nous suivrons au retour.

Dès les premiers pas sur la plage, le spectacle se présente sur 360 degrés : la mer, les îles de Caparaia et d’Elba, le port de Macinaggio, les pâturages d’un vert irlandais, le maquis, les crêtes... À cette saison, il est en plus possible de profiter de la beauté d’un petit marais salant et d’y observer l’activité de quelques uns de ses occupants parmi de nombreux oiseaux et batraciens.

Puis on emprunte le sentier proposant, sur quelques centaines de mètres, une pente douce au travers d’arbousiers, de bruyères, lentisques, myrtes, romarins, chênes verts, …, et cistes. La vue sur la baie, le port, le village de Macinaggio, et les côtes plus au Sud, rythme cette micro-ascension. Surplombant la mer, une petite aire plane, autrefois lieu de poste de contrôle et de défense, accueille toujours un vestige de canon.
Quelques pas encore et nous apparaît un îlot, jonché d’une tour génoise partiellement en ruine, puis un autre... c’est l’archipel des Finocchiarola [2].
Ces trois îlots ont connu leur insularité sous le coup de l’élévation de la mer [3] et constituent la plus petite réserve naturelle de Corse [4]. Oiseaux, reptiles et amphibiens s’y côtoient au gré des saisons. Parmi eux, citons l’une des espèces relevant du plus grand intérêt pour sa rareté : le goéland d’Audouin. Il vient s’y reproduire, d’avril à août. Comme le souligne le Conservatoire du littoral : « Au printemps, la Pointe du Cap Corse est un lieu de passage stratégique pour des oiseaux migrateurs en provenance d’Afrique. De mars à juin, ils survolent la région puis font une dernière halte avant de s’élancer au dessus de la mer pour une grande traversée vers le Nord, vers leur terre d’origine. Les zones humides de l’embouchure de l’Acqua Tignese, du marais de Macinaggio et le maquis environnant sont des lieux très appréciés où ces animaux trouvent gîte et couvert. »

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En poursuivant la marche, on constate que l’archipel est ancré au large d’une baie, berceau de la plage de Tamarone, l’une des plus belles du Cap Corse. En cette fin d’hiver, point de baigneurs ou de plagistes, les deux paillotes sont fermées... une atmosphère bien différente qu’en période estivale, même si la plage n’est, en réalité, jamais vraiment bondée.

Au sortir de la plage de Tamarone vers le Nord, le sentier du littoral porte vers la rade de Sainte-Marie (Santa Maria), les plages de la Cala genovese puis de la Cala francese, la baie de Barcaghju...

Mais pour aujourd’hui, nous ne prendrons pas cette direction et nous nous en retournerons vers Macinaghju...
De part et d’autre de la piste, se proposent des prairies plus ou moins vallonnées où l’on voit paître, tour à tour, bovins (vaches, taureaux et veaux) et ovins (brebis et chèvres) pour terminer par un élevage de chevaux.
En arrière plan, se dessinent collines et crêtes abritant un maquis plus ou moins dense. Ce camaïeu de verts évolue suivant les saisons. En cette période, le tapis végétal, d’une extrême vivacité, illumine les vallées. Le romarin commence à fleurir et à offrir, au maquis, une tonalité de bleu alors que le mimosa, en pleine floraison, impose ces grandes masses jaunes, de ci de là, au paysage...
Au flan de ces collines, au Sud-Ouest, surgissent des villages, construits sur différents paliers, comme il est de coutume au Cap Corse. Ils forment le territoire de Roglianu [5]. Là aussi, une visite s’impose mais ce sera pour une autre fois tout comme nous vous proposerons ultérieurement des infos concernant les éoliennes installées sur les crêtes et, plus généralement, le développement de la production des énergies renouvelables sur notre territoire...


Portfolio


[1Par décret ministériel de mars 2008, le « site Natura 2000 îles Finocchiarola, Giraglia, Capense et cap Corse » s’étend sur une partie du territoire des communes suivantes du département de la Haute-Corse : Centuri, Ersa, Rogliano.

[2Finocchiarola est aussi le nom de l’îlot jonché d’une tour génoise, nom attribué en référence au fenouil qui y prospère.

[3Pour avoir une idée plus globale de la formation géomorphologique structurale de la Corse et du bassin méditerranéen nord-oriental : Capraia et Elbe : plus qu’un paysage familier...

[4La réserve est fermée au public du 1er mars au 31 août et interdite au mouillage dans un rayon de 200 mètres.

[5La commune de Roglianu (Rogliano) est constituée de ces villages de collines, d’une marine, Macinaghju (Maccinaggio) et d’une longue étendue de côtes et de mer. Pour autant, il est de coutume d’appeler l’ensemble de ces villages de collines « Roglianu »...